LUNEL

    AIMARGUES

La légende veut que ce soient les Hébreux qui fondèrent cette cité au premiers siècles de notre ère. Porte de la Camargue, Lunel est très connue pour son muscat, sa riche bibliothèque, son église des XIV ème et XV ème siècles et son parc Jean Hugo tracé par Le Nôtre. Lunel possède aussi de très belles arènes où l'on peut assister à des jeux taurins.

HISTOIRE : Fondé légendairement par les Hébreux au cours des premiers siècles de notre ère, elle fut célèbre pour son académie hébraïque. Siège de conciles en 889 et 897, par la suite  école de médecine et centre d'érudition juive au XII ème. Fortifié au XII ème, l'expulsion des Juifs en 1298 amorce le déclin pour être dévasté pendant les guerres de Religion. Louis XIII y séjourna en 1622 pendant le siège de Montpellier, puis fit raser les fortifications en 1632, les pierres furent réutilisées pour la restauration d'Aigues-Mortes. Port d'exportation des vins, céréales et charbon après son raccordement au canal du Rhône À Sète sous Louis XIV.

                     

                        ÉGLISE              SALLE D' EXPOSITION

L' Église Notre-Dame Du Lac : Cette église en plein coeur de la ville comprend un clocher très particulier reposant sur une ancienne tour de guet et une façade style "jésuite", restaurée en 1984. A l'intérieur , vous pouvez voir de nombreux tableaux classés (comme les fonts baptismaux). Cependant son plus grand intérêt réside dans le grand orgue construit en 1856 par Aristide Cavaille-Coll.

Le couvent des Cordeliers : Sur la place, on peut apercevoir les vestiges du  XV ème siècle de la cour du Couvent des Cordeliers.

Immeuble des Pénitents : Ancien couvent des Carmes, la Chapelle reconstruite après les guerres de religion conserve des éléments romans.


La Synagogue : Muraille d'appareil ancien, derrière laquelle subsistent les vestiges de la "synagogue", ou plutôt de l' École Juive de médecine qui valut à Lunel, aux XIII ème et XIV ème siècles un renom international avant de donner naissance à l'Université de Montpellier.

Les Halles : Les Halles couvertes datent du début du siècle, elle se situe à coté de l'église Notre Dame du Lac.

Hôtel de Brignac : La façade de l'Hôtel de Brignac date  du  XVIII ème siècle. Il abrite aujourd'hui l'école Sainte-Thérèse.

Hôtel des Gaucelms : Le Château des Gaucelms, anciens barons de la ville jusqu'au XIII ème siècle. Dans la cour, une jolie façade, des salles voûtées et un escalier à vis. L'immeuble étant privé, la discrétion lors de la visite s'impose.

Hôtel Philippe Le Bel : Les armoiries sculptées sur les fenêtres ogivales géminées permettent à l'examen de dater l'hôtel Philippe Le Bel de 1296. Le personnage figuré à gauche est vraisemblablement le Roi de France: Philippe Le Bel.

Hôtel de Bernis : L'hôtel nous fait découvrir un portail et une cour d'honneur d'une demeure de la fin du XVII ème siècle.

La Porte Notre Dame et les Remparts : La porte Notre-Dame marque l'entrée dans la ville moyenâgeuse. De part et d'autre on peut deviner les remparts qui ont été englobés dans les maisons qui bordent la rue.

La Place des Caladons : La rue voûtée des Caladons, datés de 1240. Il s'agit de l'ancienne commanderie des templiers qui, plus tard, fût englobée dans l'enceinte de la ville.

Parc Jean HUGO : Le parc municipal avec ses jardins et le monument aux morts du sculpteur Darde.

 

SITE D' AMBRUSSUM I er Av JC à III ème Ap JC
(Villetelle, Hérault)
oppidum gaulois et agglomération gallo-romaine

En 1835, un pasteur de Gallargues-le-Montueux effectua une première fouille contre le rempart de l'oppidum, et, en 1857, la Société archéologique de Montpellier fit lever un plan des fortifications. Au cours du XIX ème siècle, eurent lieu plusieurs trouvailles. Déjà en 1835, le pasteur Hugues notait la découverte d' une armure complète, des urnes funéraires trouvées dans un tombeau, une médaille d'or de Néron, que le hasard fit découvrir naguère. Vers 1850, une lance à douille et une épée furent trouvées par M. Runel à la tête du pont, rive droite. Des monnaies et un tuyau en plomb estampillé enrichirent les collections de la Société archéologique de Montpellier qui reçut plus tard le produit des fouilles du Dr Marignan. Mais il fallut attendre le début de ce siècle pour que l'exploration fût plus complète. Avant 1914, en effet, MM. Grand de Gallargues, puis le Dr Marignan, préhistorien de la basse vallée du Vidourle, firent effectuer des fouilles, grâce à une subvention de la Société pour l'avancement des sciences. Leur ouvrier, très minutieux , trouva des témoins du Néolithique*, notamment sur un espace de 6 m de superficie, [...] plus de 500 silex taillés ; il dégagea neuf cases gauloises de plan carré ou rectangulaire, pourvues d'un foyer dans leur centre ou dans un angle, et dont l'une, incendiée, livra des quantités de grains de blé carbonisés; il reconnut par sondages trois maisons romaines dont une comportait une boutique qui fournit une balance, des poinçons, des spatules et des cuillères, et dont une autre comptait une pièce à mosaïque ornée d'un damier noir et blanc; enfin, il mit au jour, au pied de la colline, une habitation médiévale. Ces vestiges ayant été ré enterrés, le site fut abandonné pour un demi-siècle. C'est à partir de l'automne 1967 que les recherches furent à nouveau poursuivies. D'abord, ce furent des sondages a l'intérieur et à l'extérieur du mur d'enceinte; ainsi, des quartiers hors les murs furent repérés au sud, sur la colline du Moulin, et au nord-est sous les vignes du Sablas. Jusqu'en 1974, cependant, l'essentiel des efforts porta sur le secteur situé derrière la tour, au nord-ouest de l'enceinte, où l'on voit des habitations du I er siècle après J.-C. Le dégagement du parcours extérieur du rempart, réalisé en 1973 et 1974, ouvrit de nouvelles perspectives dans d'autres zones; les fouilles se développèrent notamment derrière l'entrée sud, où se trouve un édifice public, et au sommet de la colline (sondage contre la tour 18 et habitation gallo-romaine dans les murs). La voie pavée qui constitue l'artère principale de l'agglomération a été dégagée en 1975. Entre l'automne 1979 et l'été 1985, la fouille s'est déroulée au pied de l'oppidum, sur la terrasse du Vidourle, qui s'élargit au nord de l'agglomération. Depuis 1993, la recherche s'y poursuit, après le dégagement, au printemps 1994, de plus d'un hectare de vestiges.

L'itinéraire d'accès à Ambrussum permet d'aborder le site par le nord-ouest, en longeant le quartier bas, au-delà duquel on découvrira les ruines du pont romain sur le Vidourle. De cet endroit, un sentier nous conduit sur la colline où, par la rue pavée, on atteindra l'édifice public situé derrière l'entrée sud, puis deux îlots d'habitat gallo-romain mis au jour à proximité du rempart. Passant à l'extérieur de la fortification, qui est particulièrement bien conservée au nord-ouest, on pourra la suivre jusqu'à son extrémité nord, d'où un sentier nous ramènera a son point de départ, après avoir revu le quartier bas du haut de la colline. C'est une promenade de plus d'une heure qui s'offre ainsi aux esprits curieux, mais les plus pressés pourront découvrir l'un ou l'autre de ces vestiges sans suivre un parcours obligé.

QUARTIER BAS : Entre 1979 et 1985, la fouille s'est déroulée au pied de l'oppidum. Elle a permis de mettre en évidence une unité interprétée comme une ferme relais installée au bord de la voie et d'obtenir des informations sur l'histoire et la création du quartier dans les années 30 avant J.C. jusqu'à son abandon vers 240. En raison d'exhaussements successifs pour se protéger des crues du Vidourle, les vestiges y sont mieux conservés que sur la colline. On a reconnu 5 états d'architecture sur plus de 2 mètres de stratification. Après 7 années d'interruption pour étude, les recherches ont repris en 1993 et se sont poursuivies en 1994. A l'issue de ces deux nouvelles campagnes, la quasi totalité de la ville basse d'Ambrussum a pu être décapée au moyen d'une pelle mécanique, soit près de 13700 mètres carré de vestiges. Les objectifs que se sont fixés les responsables, J.-L. Fiches et Y. Manniez, sont la poursuite du dégagement manuel des structures et la fouille des niveaux d'abandon du site. Plusieurs îlots ont déjà été mis à jour au sud et au sud-est de la ferme fouillée dans les années 80. Ils se situent en bordure de la rue principale et sont séparés par des ruelles dont l'accès a été fermé. Certains de ces îlots correspondent à des unités d'habitation. Une zone est interprétée comme une auberge, installée en retrait par rapport à la voie et était précédée d'une galerie couverte supportée par des colonnes. De part et d'autre de l'entrée, des pièces s'organisent de façon symétrique. La cour centrale, qui s'élargit vers l'est, est fermée en bordure du Vidourle par un mur épais qui devait servir de protection en cas d'inondation. Une autre zone, au plan régulier et aux pièces nombreuses est certainement un îlot résidentiel. En contrebas d'un mur puissant qui lui sert de limite, des témoins d'une réoccupation datée des années 350-400 ont été mis au jour. Une des pièces, d'une autre zone, dégagée en 1994, s'est avérée être la chambre de chauffe d'un bâtiment thermal qui se développe sous le chemin actuel.

LE PONT D'AMBROIX : Ce pont Permettait à la voie Domitienne de franchir le Vidourle. Sa construction date du premier siècle et des prospections géophysiques laissent croire que l'ouvrage comportait alors onze arche, une seule reste aujourd'hui debout. En 1940, alors qu'il compte encore deux arches, le pont est classé monument historique sur la première liste établie par Prosper Mérimée. Une représentation de l'ouvrage exécutée par Gustave courbet lors d'un séjour dans la région en 1857 est conservé au musée Fabre de Montpellier. Le pont ne comportait qu'une voie et servit longtemps après que son dallage eut disparu et qu'il n'était plus entretenu. Au XII ème siècle, une chapelle assurait les voyageurs qui le franchissaient de la protection divine. La sortie du pont vers Ambrussum se situait au-dessus du niveau de l'accès actuel, à flanc de colline, sur une plate-forme aujourd'hui envahie par la garrigue. C'est à cet endroit que devait aboutir la rue principale du quartier bas et la voie pavée qui traverse l'oppidum mais dont la partie basse a été détruite.

La voie Domitienne : est la plus ancienne route construite par les Romains en Gaule et même en dehors de l'Italie; le proconsul Domitius Ahenobarbus, à qui elle doit son nom, l'établit entre Rhône et Pyrénées en 118-117 av. J.-C. comme l'atteste le milliaire (Placée tous les 1 milles soit 1481.5m) découvert à Treilles (Aude) et conservé au musée de Narbonne. Cependant, d'après l'historien grec Polybe, cet itinéraire était déjà borné tous les milles avant la conquête, certainement dès le milieu du II ème siècle. Il est vrai que les Romains dominaient déjà à cette époque l'autre côté des Pyrénées. La plupart des étapes de la route romaine correspondent, en Languedoc, à des villes plus anciennes. La voie réunissait, en effet, les principales agglomérations de la région - Ugernum (Beaucaire), Nîmes, Béziers, Narbonne et Rus cino (Château-Roussillon, Perpignan) - et était jalonnée, entre Nîmes et Béziers, de relais comme Ambrussum, Sextantio (Castelnau-le-Lez), Forum Domitii (Montbazin) et Cessero (Saint-Thibéry). C'était une via publica, placée sous la surveillance d'un haut fonctionnaire de l'administration impériale, qui ordonnait les travaux de réfection sous le contrôle du gouverneur de la. Au 1er siècle av. J.-C., elle fut régulièrement utilisée par les légions romaines; sous l'Empire, sa vocation commerciale s'intensifia, alors qu'elle était empruntée régulièrement par le cursus publicus, service des Postes de l'administration romaine. province.

La place au portique : C'est une place autour de laquelle s’organisait la vie publique de l’agglomération gallo-romaine. Bâti avant la fin du 1er siècle avant av. J.-C. Le monument surement une basilique civique servait de lieux d’administration, de commerce de réunion et de culte.



LE REMPART : Construit au III ème siècle avant J.-C., il a la forme d'un triangle dont il ne reste que deux cotés. A l'origine, il entourait tout l'habitat, mais le tronçon qui dominait le Vidourle a disparu. Dans son état actuel, il conserve 26 tours sur une longueur de 635 mètres.





QUARTIER NORD : On y retrouve des maisons. Elles comportent notamment une cour intérieure sur laquelle s'ouvre une pièce à large baie flanquée de deux chambres. Les limites de cet îlot sont nettes au nord et à l'est. A l'ouest, la façade parallèle au rempart a été détruite pour gagner sur l'étroit passage qu'elle limitait. Au sud, l'érosion n'a pas permis de poursuivre la fouille; la destruction quasi totale de ce secteur est due à l'exploitation du four à chaux qui a été retrouvé près du rempart, constitué par une chambre de 3 m de diamètre avec une houche limitée par deux grosses pierres brûlées. Ainsi, des deux maisons reconnues, seule celle du nord, au sol légèrement surélevé, a été entièrement fouillée.

L'OPPIDUM : Les premières recherches sur la colline eurent lieu au XIX ème siècle. Avant 1914, le Dr Marignan fit effectuer des fouilles qui livrèrent du mobilier néolithique; il dégagea neuf cases gauloises, reconnut trois maisons romaines et mit au jour, au pied de la colline, une habitation médiévale. Les recherches reprirent à partir de l'automne 1967, sous la direction de J.L. Fiches. La partie haute de la colline a connu un habitat de plein air du néolithique final. Une autre habitation datée des VI ème et V ème siècles avant J.C. n'a livré que des témoins fugaces. Ce n'est qu'à la fin du VI ème ou au début du III ème siècle avant notre ère qu'est créée l'agglomération d'Ambrussum. L'habitat de cette époque a été en grande partie détruit lors de l'établissement de terrasses au milieu du II ème siècle avant J.-C.

Le musée : Le Musée Archéologique, en accès libre lui aussi, expose, sur un parcours symbolisant la voie pavée, de nombreux objets remarquablement bien conservés de la vie quotidienne de l'époque.